Peut-on encore faire l’amour pendant la grossesse ? Beaucoup de futurs parents se posent la question… parfois même sans oser en parler. Entre idées reçues, inquiétudes et changements du corps, le sujet reste souvent entouré de doutes. Pour y voir plus clair, Louise Paitel, psychologue-sexologue, explore ce sujet et vous partage son éclairage.
La grossesse s'accompagne de nombreux changements physiologiques, hormonaux et psychologiques susceptibles d'influencer la sexualité du couple. Si la sexualité pendant la grossesse reste un sujet souvent entouré de tabous et de croyances erronées, la littérature scientifique montre qu'elle constitue un aspect important du bien-être relationnel et de la santé sexuelle des futurs parents.
Beaucoup de couples craignent que les rapports sexuels puissent mettre en danger le bébé, ce qui explique en partie la diminution de la sexualité pendant la grossesse. Le fœtus est pourtant bien protégé par l'utérus, et les rapports sont sans danger dans une grossesse normale. Néanmoins, cette période peut être l'occasion d'explorer d'autres formes d'intimité, où la tendresse, les caresses et l'adaptation des positions ou du rythme prennent davantage de place. Ainsi, la satisfaction relationnelle et sexuelle demeure intacte.
Évolution et adaptation des rapports sexuels
En général, la période de la grossesse amène une diminution progressive de la fréquence des activités sexuelles et des modifications du désir ressenti. En effet, les femmes enceintes rapportent une diminution des rapports pour 58,3 % d'entre elles au 1er trimestre, 66 % au 2e trimestre et 76,5 % au 3e trimestre (Corbacioglu Esmer et al., 2013). Aussi, la majorité des femmes avaient des rapports sexuels 1 à 2 fois par semaine avant la conception, contre 1 à 3 fois par mois une fois enceintes (Staruch, et al., 2016). La plupart des couples adaptent leurs pratiques sexuelles au fil des trimestres (Serati et al., 2010 ; von Sydow, 1999 ; Kulhawik et al., 2022). Ainsi, la fréquence des rapports vaginaux passe de 100 % avant la grossesse à 86,6 % pendant la grossesse, de même que celle des rapports oraux (44,3 % contre 29,5 %) et anaux (12 % contre 5,4 %) (Staruch et al., 2016).
Au premier trimestre, de nombreuses femmes rapportent une diminution du désir sexuel. Cette baisse est souvent associée à la fatigue, aux nausées, aux vomissements ou aux douleurs mammaires, mais également à l'anxiété concernant la grossesse et la santé du fœtus (von Sydow 1999 ; Pauleta et al., 2010 ; Kulhawik et al., 2022). Dans une étude, les raisons principales de la baisse de l'activité sexuelle sont une baisse de la libido (35,5 %) et les craintes concernant la santé de l'enfant (29 %) (Staruch, et al., 2016). Ces facteurs peuvent conduire à une réduction temporaire de la fréquence des rapports sexuels.
Le deuxième trimestre est souvent décrit comme une période plus favorable à la sexualité. La diminution des symptômes du début de grossesse et une meilleure adaptation psychologique peuvent favoriser une reprise partielle du désir et de l'activité sexuelle (Pauleta et al., 2010 ; Serati et al., 2010 ; Kulhawik et al., 2022).
Au troisième trimestre, une diminution de la fréquence des rapports est de nouveau observée, pour une femme sur deux (Pauleta et al., 2010). Elle est principalement liée à l'augmentation du volume abdominal, à l'inconfort physique, aux douleurs lombaires ou pelviennes et aux inquiétudes concernant le déclenchement prématuré du travail (von Sydow, 1999 ; Serati et al., 2010 ; Kulhawik et al., 2022). Les changements concernant l'excitation, la lubrification et l'orgasme sont particulièrement marqués chez les primipares (c'est-à-dire les femmes qui vivent leur première grossesse) (Gałązka et al., 2015).
Chez les hommes, bien que la fréquence des rapports sexuels diminue, la baisse du désir sexuel concerne généralement moins d'un tiers des partenaires masculins, suggérant que la réduction de l'activité sexuelle est souvent davantage liée à des facteurs psychologiques ou à des craintes concernant la grossesse qu'à une diminution intrinsèque du désir (Nakić Radoš et al., 2015).
Adaptation des pratiques sexuelles
Au-delà de la fréquence des rapports, la grossesse conduit les couples à adapter leurs pratiques sexuelles. En effet, certaines positions sexuelles deviennent inconfortables à mesure que le ventre augmente de volume. Les couples privilégient alors des positions limitant la pression sur l'abdomen, comme les positions latérales ou celles dans lesquelles la femme contrôle la profondeur de la pénétration (Pauleta et al., 2010 ; Staruch et al., 2016).
Les études montrent également que les pratiques non pénétratives peuvent prendre davantage de place pendant la grossesse. Ainsi, la
stimulation manuelle
ou
orale
peut constituer une alternative lorsque la pénétration vaginale devient inconfortable ou anxiogène (von Sydow, 1999 ; Staruch et al., 2016).
Dysfonctions sexuelles pendant la grossesse
Les modifications hormonales, physiques et émotionnelles associées à la grossesse peuvent favoriser l'apparition de dysfonctions sexuelles temporaires. Les difficultés les plus fréquemment rapportées concernent la diminution du désir, les troubles de l'excitation, la diminution de la lubrification, les douleurs pendant les rapports (dyspareunie) et les difficultés à atteindre l'orgasme. La prévalence des dysfonctions sexuelles augmente davantage au troisième trimestre, en raison de l'inconfort physique et de l'anxiété liée à l'accouchement imminent (von Sydow, 1999).
Chez les futurs pères, des symptômes d'anxiété peuvent survenir durant la grossesse de leur partenaire, leurs inquiétudes portant souvent sur la sécurité du bébé, leur futur rôle de père et les changements relationnels au sein du couple en lien avec la parentalité (Dabb et al., 2023). Ainsi, 80 % déclarent craindre que les rapports sexuels puissent nuire à la santé du bébé (Nakić Radoš et al., 2015). Cependant, la présence de ces difficultés n'implique pas nécessairement une diminution de la satisfaction sexuelle globale, notamment lorsque les partenaires communiquent et adaptent leurs pratiques (Kračun et al., 2019). Ces troubles sont généralement transitoires et évoluent au fil des trimestres (Serati et al., 2010).
Satisfaction sexuelle et satisfaction conjugale
Plusieurs études montrent que la satisfaction sexuelle pendant la grossesse dépend davantage de facteurs relationnels et psychologiques que de la fréquence des rapports sexuels (Kračun et al., 2019 ; Branecka-Woźniak et al., 2020). Dans une étude, 54% de femmes enceintes ont déclaré une satisfaction moindre quant à leur vie sexuelle par rapport à la période précédant la grossesse (Staruch et al., 2016). L'image corporelle y joue un rôle important. Les transformations physiques de la grossesse peuvent être vécues de manière positive ou négative selon les femmes, ce qui peut influencer le désir et la satisfaction sexuelle (Branecka-Woźniak et al., 2020). Ainsi, 43,5 % des femmes déclarent se sentir moins attirantes pendant leur grossesse (Staruch et al., 2016).
Par ailleurs, les attitudes et croyances concernant la sexualité pendant la grossesse influencent fortement le vécu de la vie intime. Les couples qui perçoivent la sexualité comme compatible avec la grossesse et qui communiquent ouvertement sur leurs attentes et leurs inquiétudes rapportent généralement une meilleure satisfaction sexuelle et conjugale (Tavares et al., 2022). Ainsi, les femmes qui rapportent une relation conjugale satisfaisante et un soutien émotionnel important de la part de leur partenaire font part d'une meilleure satisfaction sexuelle pendant la grossesse (Kračun et al., 2019).
Bénéfices psychologiques et relationnels
La sexualité pendant la grossesse peut présenter plusieurs bénéfices pour le couple. L'intimité physique peut contribuer au maintien de la proximité émotionnelle et de la cohésion conjugale pendant cette période de transition importante (Johnson, 2011). Les échanges affectifs et la communication autour de la sexualité renforcent également le sentiment de soutien mutuel entre partenaires. Par exemple, une recherche suggère que le maintien d'une vie sexuelle satisfaisante pendant la grossesse est associé à un meilleur bien-être psychologique et relationnel, en particulier lorsque les partenaires disposent d'informations fiables sur la sexualité pendant cette période (Fitzpatrick et al., 2023).
Sécurité de l'activité sexuelle pendant la grossesse
Les données actuelles indiquent que la fréquence des rapports sexuels n'est pas associée à une augmentation significative des complications obstétricales dans les grossesses normales ou à bas risque (Caro & Fast, 2020). De même, une étude a montré que ni la fréquence, ni le moment des rapports sexuels pendant la grossesse n'avaient d'impact significatif sur les issues obstétricales ou néonatales, comparativement aux femmes n'ayant pas eu de rapports sexuels durant cette période (Kong et al., 2019).
Malgré ces résultats rassurants, les inquiétudes restent fréquentes chez les femmes enceintes et leurs conjoints. Une étude a montré qu'environ la moitié des femmes craignent que les rapports sexuels puissent déclencher un accouchement prématuré (Bartellas et al., 2000). De même, 38,7 % des femmes et 36,2 % des partenaires masculins craignaient que les rapports sexuels ne nuisent à la grossesse (Corbacioglu Esmer et al., 2013). Si vous avez un doute quant au bon déroulé de la grossesse lors de vos activités sexuelles, il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin, gynécologue ou sage-femme.
Situations nécessitant des précautions
Certaines situations obstétricales peuvent justifier des restrictions temporaires. Les recommandations cliniques indiquent que les rapports sexuels peuvent être déconseillés dans les cas suivants :
- Placenta praevia,
- Saignements vaginaux inexpliqués,
- Menace d'accouchement prématuré,
- Rupture prématurée des membranes,
- Certaines infections génitales de type vaginoses.
Pourtant, certains obstétriciens peuvent conseiller d'avoir des rapports sexuels en fin de grossesse, afin de favoriser un déclenchement spontané du travail, dans des grossesses à bas risque (Atrian et al., 2014 ; Tan et al., 2006). En effet, l'activité sexuelle chez les femmes enceintes arrivées à terme pourrait contribuer à l'initiation du travail (Carbone et al., 2019). Par exemple, la stimulation mammaire lors des rapports sexuels entraîne une sécrétion d'ocytocine, hormone impliquée dans la survenue des contractions utérines (Christensson et al., 1989). Dans cette optique, Salmon et al. (1986) ont demandé à des femmes primigestes de pratiquer une stimulation mammaire trois heures par jour durant trois jours. Les résultats montrent que 36 % des participantes ont présenté un déclenchement spontané du travail après les trois premiers jours, contre aucune dans le groupe contrôle.
Ainsi, encourager les rapports sexuels en fin de grossesse pourrait représenter une approche non médicamenteuse respectueuse de la physiologie, susceptible de favoriser le déclenchement spontané du travail. Une telle stratégie peut contribuer à limiter l'utilisation des méthodes pharmacologiques, telles que les prostaglandines ou l'ocytocine, associé à certains risques obstétricaux (Achour, 2026). Si vous avez un doute quant au bon déroulé de la grossesse lors de vos activités sexuelles, il ne faut pas hésiter à en parler à votre médecin, gynécologue ou sage-femme.
En cas de doute sur ces situations, vous pouvez consulter un.e professionnel.le de santé qui procèdera à une évaluation pour vous rassurer ou vous proposer les recommandations nécessaires.
Importance de l'information sur la sexualité
Malgré l'importance de la sexualité pour le bien-être des couples, ce sujet reste relativement rare dans les consultations prénatales. Plusieurs études montrent que de nombreuses femmes enceintes souhaiteraient recevoir davantage d'informations sur la sexualité pendant la grossesse par les professionnel.les de santé. Ainsi, la principale source d'information des femmes sur la sexualité pendant la grossesse est, pour 63,5 %, Internet et les autres médias, tandis que le personnel médical est mentionné par seulement 30 % d'entre elles (Staruch et al., 2016). De fait, seules 23,8 % des femmes avaient abordé le sujet de la sexualité en consultation médicale (Corbacioglu Esmer et al., 2013).
L'accès à une information claire et fondée sur des données scientifiques peut pourtant contribuer à réduire les croyances erronées et les inquiétudes, et favoriser une vie sexuelle satisfaisante pendant la grossesse (Fitzpatrick et al., 2023). Ainsi, les interventions psychothérapeutiques ou sexologiques ont montré leur efficacité pour améliorer la fonction sexuelle et l'intimité au sein du couple pendant la grossesse (de Aquino et al., 2026 ; Fathalian et al, 2022).
La sexualité pendant la grossesse connaît des transformations liées aux changements physiologiques, psychologiques et relationnels associés à cette période. Les études scientifiques montrent généralement une diminution progressive de la fréquence des rapports sexuels, et parfois du désir, accompagnée d'une adaptation des pratiques. La satisfaction sexuelle dépend toutefois davantage de facteurs relationnels, émotionnels et informationnels que du nombre de rapports sexuels. La communication au sein du couple, le soutien entre les partenaires et l'accès à une information fiable jouent un rôle central dans le bien-être sexuel des futurs parents. Une information claire et complète pendant le suivi prénatal pourrait ainsi contribuer à améliorer la qualité de vie et le bien-être relationnel et intime des couples pendant la grossesse, et même lors du post-partum.
Ce contenu a été écrit par
Louise PAITEL
, Psychologue clinicienne et sexologue diplômée, chercheuse à l’Université Côte d’Azur de Nice. Elle accompagne LOVE AND VIBES en apportant une approche scientifique et bienveillante de la sexualité.
Références
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